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Pathologies digestives : comment la clinique Claude Bernard accompagne ses patients, du diagnostic à la guérison

le 09/07/2026

Un diagnostic précis, au plus tôt

La prise en charge débute par la phase diagnostique. Les patients qui franchissent les portes de la clinique peuvent être adressés par leur médecin traitant, ou venir par une prise de rendez-vous directe, ou bien encore être orientés via un médecin spécialiste (ou les urgences) . Le pôle de gastro-entérologie de la clinique Claude Bernard d’Ermont (95) est l’un des plus actifs de la région. Il réalise 14 000 endoscopies par an (coloscopies, fibroscopies, echoendoscopie, vidéocapsule…) soit 40 % de l’activité endoscopique du département du Val-d’Oise.

Pour les pathologies cancéreuses, l’endoscopie reste la porte d’entrée principale. Plus de 300 cancers digestifs sont dépistés chaque année au sein de la clinique. Ce travail minutieux s’inscrit dans le programme national de dépistage organisé du cancer colorectal, le deuxième cancer le plus mortel en France.

Annoncer, expliquer, décider ensemble

Un diagnostic de cancer est un moment bouleversant. La clinique Claude Bernard a structuré un accompagnement spécifique à cette étape cruciale. Une fois le patient informé par son médecin et le projet thérapeutique exposé, une infirmière spécialisée dans l’annonce reçoit les patients pour leur expliquer le diagnostic, reformuler ce qu’ils ont entendu en consultation, et répondre à leurs questions dans un temps dédié. Ce dispositif, obligatoire dans la prise en charge des cancers en France, est pleinement déployé au sein de l’établissement.

La décision thérapeutique est prise collégialement lors d’une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP), qui réunit chirurgiens, oncologues, radiologues et radiothérapeutes. Tous les protocoles de cancérologie les plus récents y sont appliqués.

« Le travail humain, c’est se mettre à la place des gens. Dès qu’il y a un diagnostic ou une suspicion, les patients sont contactés directement. Nous leur proposons un rendez-vous, et organisons l’ensemble des examens. Nous leur facilitons toutes les démarches sans perdre de temps pour que le patient n'ait plus qu'à suivre les étapes. » explique le docteur Antoine Khayat, chirurgien viscéral, digestif et endocrinien à la Clinique Claude Bernard d’Ermont.

Opérer avec des techniques chirurgicales de pointe

Pour toutes les interventions de chirurgie digestive, la clinique Claude Bernard dispose d’un plateau technique complet et régulièrement renouvelé. La cœlioscopie (chirurgie mini-invasive réalisée sous caméra) est pratiquée pour la grande majorité des actes car elle signifie moins de douleurs, moins de cicatrices, et une récupération plus rapide pour les patients. Plus de 90 % des hernies inguinales y sont ainsi opérées par cœlioscopie. À ce titre l’établissement occupait l’an passé la première place du classement Le Point pour la chirurgie de la vésicule biliaire et des hernies sur le Val d’Oise.

Un robot chirurgical complète ce plateau, utile notamment pour les chirurgies pratiquées dans des espaces dits « étroits » comme c’est le cas pour le cancer du côlon. La clinique vient également de se doter d’une caméra à fluorescence utilisant le vert d'indocyanine (ICG) qui permet de visualiser les vaisseaux sanguins en temps réel. Cette toute nouvelle technique permet de mieux sécuriser les sutures intestinales et réduit considérablement les risques de complications postopératoires.

Au total, 2 500 chirurgies digestives sont réalisées chaque année, dont 120 pour un cancer digestif et 150 pour la chirurgie bariatrique (obésité). 400 patients y sont pris en charge pour une pathologie cancéreuse, toutes spécialités confondues.

« Notre structure à taille humaine nous permet un accès au bloc opératoire dans des délais très courts.  Nous sommes ainsi en capacité de maintenir une activité de cancérologie normale en toutes circonstances, y compris en période de crise comme celle que nous avons connue avec la COVID-19 pendant laquelle nous avons pu continuer de pratiquer des interventions chirurgicales. » précise le Dr. Khayat.

Récupérer et être suivi dans la durée

La prise en charge des patients se prolonge bien au-delà de l’intervention chirurgicale. La réhabilitation accélérée après chirurgie (RAAC) est systématiquement mise en œuvre pour une remise sur pied du malade rapide, des séances de kinésithérapie dès le lendemain, et une réalimentation précoce. Cette approche réduit les complications et raccourcit les durées de séjours en clinique.

Pour les interventions courantes telles qu’une hernie ou ablation de la vésicule, la chirurgie ambulatoire est très souvent possible. Le patient peut alors rentrer chez lui le jour même, tout en gardant le contact avec les équipes soignantes qui restent joignables et s’enquièrent de l’état du patient le lendemain. Les patients atteints de pathologies plus lourdes sont hospitalisés et suivis quotidiennement. Une assistante sociale peut intervenir pour organiser les aides à domicile si nécessaire, notamment pour les personnes âgées.

Le suivi se prolonge dans le temps dans les cas de cancers, en lien étroit avec l’oncologue médical qui prend le relais pour d’éventuels traitements complémentaires (chimiothérapie, radiothérapie).

« Nous restons présents aux côtés du patient du début à la fin. Changer d’interlocuteur au cours de son parcours de soin pour un malade peut être une grande source d’angoisse. Pour y palier, il est fondamental que les patients puissent revoir le chirurgien qu’ils ont rencontré dès le début et qui les a opérés. Notre organisation nous le permet, ce qui n’est pas toujours le cas dans certaines grandes structures. » rappelle le Dr Khayat.

Une filière digestive de bout en bout

Du premier examen au suivi post-opératoire, la clinique Claude Bernard a structuré une prise en charge qui couvre l'ensemble du parcours de soins. Diagnostic, intervention, réhabilitation, suivi oncologique : chaque étape s'articule avec la suivante, portée par les équipes soignantes et un même interlocuteur médical. Une continuité que l'établissement considère comme aussi importante que la qualité technique des soins eux-mêmes.